"Je voulais délivrer un message au nom des artistes vivants qui ne peuvent pas exposer dans les musées. Quand on ne fait pas partie d’une certaine caste, il est très difficile d’exister." Et pour se faire entendre, Pascal Guérineau a décidé de frapper fort. Le 7 mars vers 15h, ce peintre turballais de 47 ans a accroché une de ses toiles au musée Maillol (Paris) entre une sculpture de Boltanski et une oeuvre de Basquiat. Mais sans y être autorisé !
"J’avais vu une première fois cette expo sur les Vanités au musée Maillol. J’en ai parlé à une amie et elle m’a tout simplement demandé pourquoi je n’y étais pas. Je me suis dit qu’elle avait raison." Alors il est retourné au musée avec " L’oublié" - une de ses toiles représentant un crâne (symbole de la vanité en art) - et l’a accrochée avec de simples punaises. Les agents de sécurité n’ont remarqué la supercherie que dans la soirée.
D’après le site d’information 20minutes.fr, Olivier Lorquin, le président du Musée Maillol, a réagi très violemment qualifiant la toile de Pascal Guérineau de "merde" et refusant d’admettre que le système de sécurité avait failli. "Il a punaisé sa toile de 50 cm dans une salle obscure, entre le champ de vision de deux caméras." a t-il expliqué. Cependant, il a précisé qu’aucune action judiciaire ne serait intentée contre l’artiste.
De son côté, le peintre assume son geste et a même proposé d’offrir sa toile à Elizabeth Quin, auteur du "Livre des Vanités" qui a participé à la réalisation du catalogue de l’exposition.
Benoît Balthy - le 8 mars 2010.
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